Pages

31/03/2017

Paris : avant, pendant, après !


Avant :

Ce rhume qui n'en finit pas, la découverte que je ne suis pas éligible pour toucher les APL et le propriétaire qui a passé une demie-journée à bosser dans ma salle de bain, refaire les joints et fixer un "porte-pommeau de douche"...

Pendant :

4 jours plein à Paris, timing parfait ! Juste le temps de profiter de ma famille et de voir les amis que j'avais envie de voir, sans avoir le cafard au moment du retour.
Encore plus enrhumée ici qu'à Toulouse, à se demander si je ne fais pas une allergie vu à quel point ça dure. J'ai eu le temps de faire les démarches pour donner mon vote pour les présidentielles, mais pas de vendre mon four...
Par hasard, j'ai passé un petit entretien d'embauche à Paris, la veille de mon départ, pour un job à Toulouse. Qui s'est bien passé, mais pas de nouvelle pour l'instant...

Après :

A peine arrivée, je suis guérie. Je ne peux pas dire que c'est grâce au soleil et à la chaleur puisqu'il faisait sensiblement le même temps à Paris. Ma vie toulousaine reprend là où je l'ai laissé, sans même avoir besoin d'une transition. Les cours, la danse africaine, et je me suis remise à écrire. Il me tarde de trouver un boulot et de changer un peu mes conditions de vie par la même occasion.

17/03/2017

Du soleil !



Quelques jours que les températures sont aux alentours des 20°c. Excellente chose pour le moral mais c'est vicieux. En plein mois de mars, faut être méfiant et sortir bien couvert le soir parce qu'on perd jusqu'à 15°c entre 16h et 22h. A force de sortir en journée avec juste un sweat ou un petit pull, et puis de ne pas prévoir pour la soirée, j'ai attrapé une bonne crève le week end dernier... Résultat, j'ai quasiment passé la semaine à dormir, dès que je n'avais pas de cours à donner.

J'ai enfin passé le dernier rendez vous de l'accompagnement en reconversion pro, et bon débarras. La référente n'a pas débordé d'optimiste quand à ma recherche de boulot, et je me suis mise la pression pour pas grand chose. Je dois rester sûre de moi si je ne veux pas tout abandonner. Je garde donc mon programme de base : bien m'organiser pour être au maximum de mes capacités et de ma forme à mon retour de Paris fin mars, pour chercher un boulot dans les meilleures conditions possibles. Et trouver évidemment !

En attendant, je peaufine mon cv et ma lettre de motivation, et puis je fais un grand ménage dans mes papiers, dans mes activités (surtout en ligne), histoire de pouvoir me remettre à l'écriture pendant que je bosserais, sans être parasitée par d'autres projets moins importants. Donc je fais du tri dans les photos, dans mes archives de blog, dans les papiers que je garde pour rien...

Dans quelques jours je reviens à Paris et vraiment j'ai hâte. Toute cette semaine j'avais le mal du pays, comme l'impression de ne pas être vraiment là. Je pense que les microbes y ont quelque chose à voir, mais ils n'ont fait qu'augmenter un sentiment déjà là. C'est comme si j'avais besoin de revenir pour me sentir à nouveau complètement chez moi.

07/03/2017

Théories



Depuis 10 jours je sors beaucoup le soir, le métro devient un allié (même si je n'ai pas encore ma carte de transport...), des nouveaux bars s'ajoutent à la liste de ceux que je connais, et je continue à me faire des connaissances sympas.

J'ai rencontré quelques parisiens, installés depuis plus longtemps que moi, et les entendre parler me confirme qu'ils se plaignent beaucoup et ne voient pas le positif où il est. On me dit beaucoup que c'est étonnant que je n'essaye pas de me rapprocher d'eux plutôt que des autres, sous prétextes qu'ils me rassureraient, me comprendraient etc. Mais au contraire, j'aime bien plus l'esprit des gens du sud : ils profitent de tout et ils sont détendus. Même si tout ce que j'avais entendu dire sur les toulousains se confirme en général : ils ouvrent les bras mais ne les referment pas, ils restent entre eux, sont hypocrites...  Je crois encore aux exceptions, mise tout sur les toulousains d'adoption, et je suis contente de la situation pour l'instant. J'ai même officiellement un ami sur qui je peux compter ici !

A force de sortir, j'ai aussi pu vérifier la théorie selon laquelle on croise par hasard au moins une fois par jour une personne qu'on connait. Dans le métro, dans la rue, dans les bars... Ce qui est fou vu que je connais encore peu de monde.

La météo du mois de mars est trompeuse : on se croit au printemps avec des températures qui montent jusqu'à 18°c, mais les jours de pluie et de tempête de vent calment les ardeurs. Et le pire c'est les chutes de températures le soir, on ne s'y attend pas, on ne s'habille pas assez, et tout le monde a un rhume.

Ma "formation" pour une éventuelle reconversion professionnelle est terminée. J'ai abrégé mes souffrances, sachant que tous ces exercices n'ont servit qu'à me confirmer que je suis faite pour le commerce. La recherche d'un emploi reprend doucement, et je garde toujours au fond de mon esprit l'idée de passer un concours de la fonction publique. A suivre...

Je commence vraiment à avoir envie de retourner à Paris quelques jours, et comme en novembre, je constate que cette envie arrive au bout de 2 mois. Mes billets sont pour la fin du mois, et je prévois déjà de réserver pour fin mai, maintenant que je connais la périodicité de mon envie/besoin de rentrer.
D'après ce que j'ai compris, à partir de juillet, la ligne tgv du sud-ouest sera changée : le trajet va être plus rapide et idtgv disparaît mais rien ne dit encore quels seront les tarifs...

Pour finir j'ai enfin utilisé ma carte cadeau Sephora de Noël et je suis toujours à la recherche d'une paire de bottines mais il n'y a pas énormément de choix ici.


25/02/2017

Arrêter les frais

J'ai la poisse avec ma voiture en ce moment. Après le changement de batterie il y a 2 semaines, ce week end je suis tombée en panne d'essence pour la première fois de ma vie. J'ai fait la maligne, à connaître exactement le nombre de km que je peux faire en roulant à 90km/h en étant sur la réserve, en poussant le bouchon au maximum. Sauf que mes repères sont liés au plat pays de mon enfance, et ils ne sont pas du tout avérés transférables aux pentes et montées de ma nouvelle ville. Rajoutons à ça qu'il y a un feu rouge tous les 50 mètres et que les stations services sont aussi rares qu'en plein milieu de la Creuse. Donc vendredi soir, me disant que je croiserais bien une station d'ici la destination de ma soirée, je pars confiante. Mais pas de station et je me suis garée en montée. Fin de soirée à 1h du matin, la voiture refuse de démarrer, un ami me ramène chez moi et je laisse donc ma voiture seule à l'autre bout de Toulouse.

Toute la nuit je ressasse, je m'énerve contre moi-même, j'envisage la galère qui m'attend le lendemain : bus, métro, changement, métro, marcher, acheter un jerrican à 10€ pour le remplir avec 15€ d'essence, porter ces 10L jusqu'à ma voiture... L'enfer quoi. Et puis ça a fait tilt : j'ai la meilleure assurance du monde ! Un coup de fil à 4h du matin, et le dépannage est prévu pour 10h le lendemain matin.

Fresque représentant un pêcheur marocain, par Hendrik Beikirch


Du coup j'ai traversé Toulouse en métro, ça me paraissait le bout du monde, et finalement j'ai réalisé que la station de métro la plus proche  de l'appart n'est pas si loin que ça à pieds (20 min), que le métro est quand même vachement rapide, et que l'intégralité du trajet n'est vraiment pas cher : 1,60€.
Le plus surprenant c'est que le simulateur d'itinéraire m'annonçait 55 min de chez moi à la voiture alors que j'ai réussi sans me presser à mettre 30 min. A Paris c'est l'inverse, on prévoit toujours un peu plus large qu'annoncé si on veut être à l'heure, parce qu'il y a toujours ou un mec sur les voies ou un problème d'aiguillage de rer ou une gréve ou...

Le dépanneur a déposé la voiture dans une station service, j'ai fait le plein, et de retour au studio j'ai décidé d'arrêté de prendre ma voiture constamment, en particulier quand je peux faire autrement. Alors j'ai étudié les tarifs des transports en commun, jusqu'à me rappeler que c'est gratuit pour les demandeurs d'emploi. Je n'avais pas demandé mon titre de transport gratuit jusqu'à maintenant parce que je n'habitais pas à une adresse vraiment à moi. Mais là, ça y est, je peux ! A moi les trajets en métro !



24/02/2017

La folle



Avec ma mère on a acheté des adhésifs occultants pour mes fenêtres. Je me suis rendue compte un peu tard qu'ils ne faisaient pas la largeur des vitres, mais c'est un mal pour un bien, ça donne un petit aperçu de l'extérieur sur les côtés. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que le soir même, la voisine est venue coller sa tête sur l'interstice contre la vitre pour voir si j'étais chez moi. Prise au piège j'ai ouvert et elle m'a demandé si j'avais pas de quoi la nourrir. Compliqué pour moi de refuser ce genre de chose, je lui ai filé un bout de pain, des pâtes et du fromage râpé.
Depuis, j'avoue que je n'ouvre plus mes volets. Donc finalement ça n'a pas servi à grand chose. Je continue à habiter dans la pénombre. Jusqu'à hier soir... 

Alors que je devais sortir en ville, vers 21h, j'avais ma maman au téléphone. Pour ne pas arriver en retard au rdv, je la garde en ligne tout en me préparant à partir. Veste, écharpe, clé, j'éteins la lumière, j'ouvre la porte sur l'extérieur (nuit donc noir) et je tombe nez à nez avec ma voisine. Vraiment nez à nez, à se demander depuis combien de temps elle attendait collée contre ma porte. Mouvement de recul, avec toujours le téléphone contre l'oreille. Habillée en noir, avec ses cheveux noirs, sa clope roulée au bec, elle me demande d'une voix rauque si j'aurais pas un Doliprane.
"Ah non mais ça va pas être possible là ! Je ne suis pas une pharmacie, je ne suis pas carrefour non plus. On n'est pas copine, je suis la voisine !!! Va falloir arrêter ça tout de suite !"
Elle a été surprise, et je la comprends, jusqu'à maintenant j'étais patiente et gentille avec elle. Mais là, elle franchit ma limite, et mon parisianisme a repris le dessus. Agressive comme je sais l'être.
D'une démarche furieuse elle se casse en disant que si c'est comme ça, elle ne me dira plus bonjour. 
Pas une grande perte hahaha ! 

Je crois qu'elle a compris, je crois qu'elle ne reviendra plus me demander quoi que ce soit, je crois que je peux rouvrir mes volets en journée.

Libérée, délivrée !

22/02/2017

Fin d'un chapitre, début d'un nouveau

12 jours sans écrire, et c'est pas faute d'avoir des choses à raconter.

D'abord, j'ai eu la visite de ma maman à Toulouse pendant 3 jours. Elle a pris du temps à se détendre, objectif atteint le dernier jour. C'était un week end venteux, ce qui nous a empêché de nous balader en pleine nature. A la place de lui montrer tous les endroits chouettes que je connais, on a bien mangé, on s'est reposé, et surtout on a dépensé, bien trop. Un ciné, une virée à Ikea, du shopping... Même si ce n'est pas dans la même mesure, je me suis laissée embarquer dans cette euphorie dépensière, sans penser aux conséquences pour la fin du mois... Faut dire que ça a commencé par ma voiture qui est tombée en panne, il a fallu changer la batterie, ce qui m'a mis dans un état d'esprit bizarre. Au final ce week end m'a fait un bien fou et le studio est trop chouette maintenant : un vrai cocon dont j'ai du mal à sortir !

La semaine qui a suivi a été mouvementée, émotionnelle, aussi agréable que désagréable. Je me rends compte que je ne sais pas trop quels mots mettre dessus, que je ne vois pas comment bien traduire ce qu'il s'est passé par des phrases. J'ai reçu un message de "clotûre", j'ai mangé un camembert, j'ai pleuré de joie, j'ai mangé un pamplemousse avec du sucre de canne, j'ai mangé une clémentine, j'ai mangé du thon et du maïs, j'ai arrêté de me laver les mains toutes les 2 secondes, j'ai arrêté de relaver sans cesse la vaisselle, j'ai arrêté d'avoir peur, et il y a une tension dans mon ventre qui est partie. Un an que ça durait. C'est fini ?! Vraiment ? Encore envie de pleurer de soulagement rien qu'en l'écrivant.

Ce week end je suis pas mal sortie en ville le soir. Ça m'a fait du bien d'avoir une vie sociale un peu plus soutenue. En plus, je me repère de mieux en mieux dans le coin au point de me passer de gps pour la majorité de mes trajets. Le temps s'est adoucit, le soleil est revenu, les températures montent jusqu'à 19°c et je ne mets plus de manteaux en journée. Inconcevable pour un mois de février, et pourtant c'est réel. Je suis habituée à avoir le plus froid aux mois de février depuis ma naissance, et là non. Déboussolant.

Et puis la rentrée, le retour des rdvs chez la psy, un rdv pour ma reconversion pro, et le soutien scolaire qui recommence. J'ai toujours un élève au bout du département, et le nouveau... Tout un univers ce jeune homme : orgueilleux mais hypersensible, intelligent mais pas rusé, et surtout il me teste depuis qu'on a commencé à travailler ensemble, c'est stressant et fatiguant pour moi. Son père est froid, presque désagréable, alors que sa mère est hyper psychologue, et elle m'adore. Presque trop. Je n'ai jamais reçu autant de compliment que de sa part, c'est très bizarre et j'ai bien du mal à les recevoir. Bref, il a été décidé que j'allais le voir 4 jours par semaine pour le suivre d'encore plus près, dans toutes les matières. Ça me met une pression un peu désagréable et en même temps je me dis que mes problèmes financiers vont être très vite réglés grâce à ça !

A part ça, je n'arrive pas trop à réaliser que dans quelques mois j'aurais 30 ans. Le coup de vieux ne me fait pas peur vu que je l'ai pris à l'anniversaire précédent, par contre je remets beaucoup en question ma façon de vivre. Où est ce que j'ai perdu du temps ? Comment est ce possible que je ne prenne toujours pas soin de moi ? En plus d'avoir un impact sur l'extérieur, ce qui est le cas depuis une dizaine d'années, je commence sérieusement à envisager que mon physique d'ado a un impact sur ma façon de vivre. Je ne me vois pas vieillir, je n'agis donc pas en conséquence. Alors qu'il serait temps.

10/02/2017

Youpi !

A 30km au sud de Toulouse, l'église de Nailloux


Alors que ma mère devait passer 4 jours dans le Lot avant de me rejoindre ce week end, elle a traversé la France d'un seul coup et j'ai pu la voir en coup de vent mercredi. Le but : décharger sa voiture de toutes mes affaires. J'ai eu la bonne surprise qu'il y ait eu assez de place dans la voiture pour mettre tout ce que je voulais, du coup dès le soir-même j'ai pu regarder un film sur la télé plutôt que sur le petit écran de mon pc, et j'ai dormi sur mon matelas, épais et ferme, plutôt que sur le truc puant qui me servait de "couche" depuis une semaine. Seul raté : je n'ai pas de couette. Mais je me suis habituée à vivre sans, donc ça n'est pas très gênant.

Jeudi, premier rendez vous avec mon nouveau conseiller dans ma démarche de "reconversion professionnelle" et c'était une bonne surprise : très sympa, qui a fait preuve d'autant de soutien que sa prédécesseur et en plus, après moult questions à suspense sur ma dernière expérience pro, il m'avoue qu'il a bossé pour mon dernier chef, et qu'ils sont même potes maintenant...
Toutes les démarches à faire en ligne sont contraignantes mais c'est sacrément intéressant : bilan sur mes compétences personnelles et professionnelles puis recherche des métiers "transversaux" à ceux que j'ai exercés. Parfois je me rends compte que j'aime ce que je fais en fait, cette démarche va peut-être juste conforter l'idée que je suis faite pour le commerce.

Je suis allée voir La La Land au ciné, un vrai moment de bonheur : les plans, le jeu d'Emma Stone, la bande son... En plus j'étais accompagnée par un passionné de cinéma qui, après la séance, m'a décortiqué chaque scène et chaque référence. Une vraie bonne soirée !

Et depuis ce matin j'ai enfin toute l'installation internet au studio : je redécouvre le bonheur d'un bon débit et j'apprends que ma télé est androide (je peux regarder Youtube, mettre ma musique sur Deezer et autres joyeusetés du genre). Le ménage est terminé, la pièce principale réagencée pour optimiser les prises électriques, ça change vraiment l'ambiance chez moi et mon moral par la même occasion.

06/02/2017

Week end sous la pluie



Samedi matin, en me réveillant dans le studio quasiment nu, mes affaires étalées partout, l'ampoule au plafond qui pendouille, j'ai eu le cafard. Pas le moral à attendre une semaine à vivre dans ce petit espace tout sauf chaleureux, j'ai décidé d'aller chez Alinéa pour au moins trouver un abat-jour et une lampe de chevet. Finalement je suis aussi repartie avec un rideau de douche. Tout installé à peine arrivée au studio et même si ce n'est pas grand chose, ça change tout. Un peu comme si je mettais une guirlande de noël sur un sac poubelle, ça égaye.

Dimanche j'ai compris que ma connexion internet via le téléphone était en train de manger intégralement mon forfait. Avant d'arriver au bout, j'ai finalement décidé de prendre un pass WiFi chez Orange. Pour 20€ j'ai internet illimité pendant un mois. Cher vu que théoriquement j'aurais ma box dans 10 jours, mais nécessaire et tellement pratique.

Toulouse était concernée par la vigilance orange "tempête Marcel" mais j'ai loupé l'info. Et bizarrement je n'ai rien remarqué, alors que c'était des rafales allant jusqu'à 110km/h. Je me suis déjà habituée au vent d'Autan, mais ça monte rarement à plus de 60km/h. Par contre ça explique que les ondes téléphoniques et internet aient été brouillées toute la journée.

Il pleut non-stop depuis plusieurs jours. Non-stop ! On a juste eu le droit à une éclaircie de quelques minutes, avec arc en ciel (si si, il y a un arc en ciel quelque part sur la photo de piètre qualité...).

Lundi j'ai fait une lessive à la laverie pour la première fois. Toute une expédition, et un temps fou à comprendre comment ça fonctionne. Dans mes souvenirs, à Paris, c'était plus simple. J'aurais aimé en profiter pour lire, mais j'ai trop de truc dans la tête en ce moment. Ça reste un de mes objectifs pour la période où je serais moins préoccupée : lire pendant que mon linge se lave.

J'ai bientôt fini le ménage du studio... Petit bout par petit bout, je vais en venir à bout. Plus les jours passent plus j'ai envie que ma mère ramène encore plus de choses de Paris. En plus du lit et de ma vaisselle, j'aurais bien aimé récupérer une de mes tables basses pour ne plus manger sur une chaise pliante comme table. Et puis si on pouvait glisser la télé dans le matelas. Et puis mes vêtements de mi-saison. Et puis... J'ai peur de devoir faire un choix parce que tout ne rentrera sûrement pas dans sa voiture !

03/02/2017

Rose pâle mais rose quand même !



- L'appartement est très mal isolé du bruit : j'entends les voisins du dessus papoter pendant leur dîner, j'entends l'évacuation des chasses d'eau, de tous ceux qui habitent au dessus de moi, passer dans les canalisations de ma salle d'eau (un peu comme une mini avalanche) et la journée on entend le trafic sur la rocade qui passe juste en dessous (la rocade = le périph' toulousain). Je découvre ce que c'est de vivre sur du carrelage, ça donne froid aux pieds et je retrouve l'habitude de dormir avec le bruit d'un frigo dans la même pièce que le lit.

- J'ai pris l'habitude en rentrant du centre-ville de longer la Garonne puis monter dans les hauteurs pour rejoindre les endroits où j'ai habité jusqu'à présent. Je dois changer cette habitude car même s'il y a bien une route qui part de la Garonne pour chez moi, la pente est tellement raide que ma voiture ne la monte pas (l'automatique, j'adore...). Ça fait un sacré détour, mais au moins je ne cale pas en pleine montée, bloquant au passage ceux qui prennent cette route à toute vitesse sans problème...

- Je suis dans une résidence éloignée de tout : bureau de tabac, supermarché, laverie, boulangerie... Le seul truc chouette à côté : le plus beau point de vue sur Toulouse, mais c'est pas d'une très grand utilité au quotidien !

- C'est fou ce qu'on oublie vite tous les petits trucs nécessaires quand on emménage : les produits de ménage, des abats-jour, un rideau, une lampe de chevet et puis une table. Ou alors un ficus pour mettre dans un coin, ou un petit cactus pour mettre ma petite touche. Et une chaise longue pour dehors ? Oh et puis un grand tapis, et puis un paillasson ? Et l'adhésif miroir sans tain pour la porte vitrée (oui ça existe !) ?
Tout ces potentiels investissements qui tombent pile au moment où : il faut payer l'ouverture d'un compte pour recevoir une box internet, prévoir dans le budget une part pour la laverie (6€ la lessive ? sérieusement ?), prendre en compte qu'habiter dans une côte c'est dépenser au moins 2 fois plus d'essence au mois, tout ça en espérant que la première facture d'électricité sera raisonnable.
Pour l'instant j'attends impatiemment que ma mère vienne, déjà pour la voir évidemment, et puis pour récupérer des affaires qui vont un peu remplir ce studio et me permettre d'économiser sur certaines choses citées ci dessus dont je vais me passer d'ici là. Le studio ressemble à un squat de sdf pour l'instant, je sais de quoi je parle, mais ce n'est que pour une dizaine de jours.

- La voisine est une psychopathe. L'ancien locataire n'était pas là la journée, il n'a donc eu qu'un vague aperçu du spécimen. Vulgaire, elle déambule dans l'allée en pyjama à la recherche de ses chats. Et puis elle fume, beaucoup. Elle parle fort, sans articuler. Et puis elle a franchi les limites de mon espace vitale : premier jour, 13h, elle passe devant chez moi, me regarde bosser à travers ma porte vitrée, rentre dans mon "jardin", écrase son mégot dans MON cendrier qui est collé contre la vitre à l'extérieur et frappe à la porte. "T'as pas un timbre ?" dit-elle en jetant un coup d’œil à l'intérieur au cas où elle n'avait pas déjà tout vu de l'extérieur. J'ai dû lui faire répéter plusieurs fois avant de comprendre le mot "timbre", j'ai dit que j'avais pas, désolée, au revoir. Dix minutes plus tard, un joint à la bouche, elle revient, frappe à nouveau à la porte et me demande tout en me soufflant sa bouffée de joint à la figure : "Excuse moi de te déranger, tu peux me prêter ton portable, j'ai pu de forfait". "Non, j'ai pas de portable.""Ah bon... je te dérange ?" "Oui, en fait je travaille de chez moi, faut pas me déranger comme ça tout le temps" Je la fait dégager de là avec un sourire. Elle a eu l'air de comprendre, mais pas sûre qu'elle s'en souvienne encore demain. J'ai pas envie de me barricader parce que les autres voisins ont l'air cool, et qu'on ne sait jamais, ça peut servir de ne pas me désolidariser, par contre celle-là, je ne lui ouvre plus jamais la porte, tant pis si c'est pour un motif grave.

Maintenant que tout le négatif de la situation est posé ici, il faut savoir que ça ne fait pas le poids contre :

- la liberté, le soulagement, la joie que ça m'apporte de vivre seule chez moi : il y a toujours de l'eau chaude, je mange ce que je veux, quand je veux, sans avoir peur de quoi que ce soit, je ne culpabilise pas de ne pas sortir, etc... Cette liste est sans fin, mais je garde le meilleur pour maintenant : seule, je retrouve une furieuse envie d'avancer dans mes projets, plus rien ne me ralentit !

- Alors qu'en attendant ma box internet (qui arrive le 13) je me servais tant bien que mal sur le wifi des autres (n'étant pas prioritaire, j'avais quelques minutes de connexion optimale par jour), je viens de découvrir que mon téléphone est un relai internet !!! Je suis donc connectée avec un débit maximal par le relais de la 3G de mon téléphone !!! Halleluyah !
(est ce que tous les smartphones ont cette capacité ?)

- La vue !!!! Nan mais c'est complètement dingue ! Que ce soit du chemin qui mène à mon bâtiment, ou de la route qui mène à ce chemin, on a une vue incroyable sur la ville ! De jour, les bâtiments roses à perte de vue, le ciel bleu (et quelques nuages, on ne va pas se mentir) par dessus, c'est pour ça que je suis venue. Et la nuit, toute la ville illuminée, c'est magnifique mais malheureusement ça ne donne rien en photo. Il vaut y être pour le voir...

01/02/2017

Nouveau studio : liberté et tchao cono !



Hier soir l'état des lieux d'entrée du studio a été une vaste blague, je n'ai jamais vu autant de négligence, à commencer par le proprio qui nous donne rdv à 18h15, mais qui, lorsque je l'appelle au bout de 10 min d'attente devant le studio, me dit qu'il part (de chez lui). Le précédent locataire a eu 15 min de retard. J'ai profité qu'on soit que tous les deux pour lui poser quelques questions. Il m'a donné le nom de son fournisseur d'électricité, chez qui j'ai pris un contrat "relais" (enfin j'espère que je n'aurais pas de coupure...) et il m'a dévoilé l'unique défaut du studio : la voisine de gauche fume, beaucoup, à l'intérieur et l'odeur de chez elle passe à travers le placard du compteur électrique. J'ai donc un placard qui sent le tabac froid, odeur qui ne me gêne pas trop surtout quand ça vient de moi, mais j'ai du mal à imaginer l'effet que ça me fera lorsque je ne fumerai plus (résolution 2017...). Le locataire en a profité pour me raconter la seule fois où il a eu affaire à la voisine : elle est venue frapper un soir chez lui, en sous-vêtements, pour lui demander un truc (je ne sais plus, du sel ?). Ça donne une idée du personnage... 

Le proprio a battu un record avec 30 min de retard. Normal. Mais comme rien n'a l'air sérieux ici, ni l'immobilier, ni les engagements, alors j'ai plus ou moins laissé couler parce que ça a certains avantages. Une fois les deux partis, les clés en mains, j'ai déchargé quelques sacs que j'avais mis dans la voiture mais rien de très significatif.
____________

Ce matin, je ne me suis pas levée super enthousiaste. J'étais stressée à l'idée de faire un déménagement complètement toute seule, et tiraillée entre le soulagement d'être débarrassée de mon coloc et angoissée à l'idée de devoir vivre seule pour la première fois dans cette ville, que je n'appelle pas encore ma ville. Une heure plus tard et un thé dans le ventre, je me bouge :

11h premier chargement de la voiture (cartons et sacs). Dans les escaliers, l'odeur de chien mouillé mélangé à celles du Vicks et de joint me fait sourire pour la première fois : ça ne va pas me manquer ! Bizarrement, décharger la voiture est plus simple que de la charger. En plus, il fait 15°c, le soleil tape, je ne suis pas encombrée par un éventuel manteau. Je rencontre la fameuse voisine dont on parlait plus haut : je m'attendais à une jeune droguée, mais c'est plutôt une femme qui a la cinquantaine et qui fume effectivement comme un pompier.

12h deuxième chargement avec les objets plus volumineux (fauteuil, radiateur...), je croise les doigts pour que tout rentre dans ma mini-voiture afin d'éviter un troisième aller-retour. Lorsque c'est fait, j'attaque le ménage de la chambre, je refais un tour de tout l'appartement, et je finis par rendre les clés au coloc, qui depuis le début de la matinée fait semblant de bosser en me regardant porter mes cartons. Quelques politesses hypocrites de son côté, l'urgence de se casser du mien.

13h30 je quitte la résidence soulagée. J'ai aimé y vivre, j'ai aimé ma chambre, mais la vie à deux a été pesante et je suis contente de passer à autre chose. Deuxième déchargement, montage du fauteuil, et je m'assois au milieu de mes affaires en vrac, pour organiser la suite de la journée.

14h30 nettoyage du frigo, test de température, tout est ok. Nettoyage de l'armoire, habits cintrés, reste les piles.

15h30 je récupère un matelas et un oreiller chez tonton. Pas lourd et ça rentre dans la voiture. Parfait. J'enchaîne en faisant un plein d'essence et un gros ravitaillement de nourriture vu que je me suis débrouillée pour n'avoir aucune réserve à déménager.

17h00 Premier repas de la journée, premier repas au studio, premier repas chez moi. Je savoure.

18h30 installation du lit ! Je ne sais pas où le placer et j'hésite à coller le matelas contre les murs tant il y a de prises électriques dans la pièce principale. 12 prises électriques, dont 4 basses, le compte est fou mais le compte est bon. J'hésite parce qu'on ne sait jamais, le matelas à même le carrelage, les prises à hauteur de matelas,  je suis sûre qu'il y a moyen de s'électrocuter si je bouge la main pendant que je dors...

19h00 Je trouve un moyen de me connecter au FreeWifi grâce aux identifiants d'un généreux inconnu (il y en a des listes entières sur les forums), et ça fonctionne vraiment très bien.

Ce soir a lieu le dernier cours de danse avant les vacances scolaires. J'ai déjà mal au dos, je suis épuisée, et même si c'est un des trucs qui me font le plus de bien ici, je ne vais pas y aller. Une tisane et au lit ! Au programme de demain : ménage du reste de l'appartement, déballage de mes affaires, et préparation d'un cours avec un élève particulier (et "particulier", j'en reparlerai).


vue sur Toulouse, de ma résidence !

26/01/2017

ça bouge, ça remue, ça bouscule



Cette semaine je réalise que ce blog est comme un thermomètre de mon état. Si je maîtrise ce qui se passe dans ma vie, alors j'écris et ça me permet, en plus de le partager, de ranger mes idées et de prendre du recul. Et quand j'écris pas, c'est que ça va pas : soit je suis perdue, soit je ne maîtrise pas, soit je ne sais pas quoi dire ou comment le dire, ou tout ça a la fois. C'est l'état dans lequel je suis depuis le nouvel an. Je m'oblige quand même à écrire pour garder une trace et je fais le point :

- habitation : le proprio de mon futur studio me snobe totalement comme si j'étais une ado et règle l'affaire avec ma mère qui se porte garante. Je sais que je ne mérite pas mieux vu ma situation, mais c'est hyper vexant. Je prends sur moi...
La coloc c'est de pire en pire, je me sens un peu plus indésirable chaque jour. Le matin j'attends qu'il parte pour sortir de ma chambre et le soir il va se coucher dès qu'il rentre. Il a abandonné l'idée de faire le ménage et sa vaisselle. Je ne fais plus rien non plus hors de ma chambre.
J'ai fait un grand tri dans mes affaires pour réduire au minimum ce que je vais devoir déménager.

- météo/santé : (ça va de paire...) Ces derniers jours il fait vraiment froid, même si on n'a pas vu plus de 3 flocons de neige, ça ne plaisante pas niveau température. Les seuls endroits où je n'ai pas froid sont ma chambre et ma voiture (au bout de 15min). Hier soir, j'ai carrément senti que mon système nerveux déconnait au niveau des mains. Première fois que ça m'arrive, c'est un peu flippant. Rajoutons à ça que je mange pas assez parce que je me débrouille mal ici. Impatiente d'être chez moi, je sais déjà que tout reviendra dans l'ordre.

- boulot : le rdv avec pole emploi a été plus que décevant : la conseillère me conseille de surtout rien changer, rien essayer, voir même de refaire de l'optique tant qu'on y est. Elle a quand même accepté que je fasse un bilan de compétence avec une entreprise extérieure. Alors que je m'attendais au même discours, j'ai eu la surprise de me retrouver face à quelqu'un d'hyper au courant de ce qui se fait, de ce qui est possible mais surtout hyper enthousiaste à chacune des idées que j'amenais. Je vais être suivie pendant 2 mois, avec des rdvs réguliers et des démarches à faire jusqu'à arriver à ce que je veux. La seule condition est de ne pas trouver de travail en même temps. Ce qui est surprenant au départ mais compréhensible finalement dans une dynamique de reconversion.

Je commence à vraiment me sentir seule, même si je croise plein de monde. Pourtant je ne suis pas plus seule qu'à Paris, mais c'est différent. D'ailleurs, c'est bien la seule appréhension que j'ai à l'idée d'habiter seule : jusqu'à maintenant à Toulouse, j'ai toujours habité avec quelqu'un. Que ce soit mon oncle ou un inconnu désagréable, ils représentent des présences rassurantes, constantes, et mine de rien c'est déjà beaucoup.
La recherche d'un amoureux commence... hahaha !

19/01/2017

A la recherche d'un appart



En 10 jours, j'ai vu un peu plus de 100 annonces de location, sélectionné un tiers d'entre elles, et passé autant de coups de fil. La plupart sont restés sans réponses, et au final je n'ai fait que 4 visites.
Pour commencer, celle de la colocation mentionnée dans l'avant dernier article et puis un studio qui avait l'air parfait en photo mais qui sur place avait plutôt l'air d'une cave vu le froid et l'odeur d'humidité qui y régnaient, puis un studio tout neuf, tout beau mais en plein centre ville (une galère pour se garer et un voisinage plutôt bizarre) et enfin, ce soir, un studio excentré, simple, avec une baie vitrée qui donne sur la vue de Toulouse dans une résidence hyper sécurisée. Le propriétaire s'engage à l'oral, j'attends demain pour remplir le contrat avec lui et le signer je ne sais pas quand.

Alors que rien n'est vraiment sûr, plein de questions se bousculent dans ma tête : où je vais mettre mes affaires ? comment je vais gérer l'absence de lit ? Combien de temps va prendre l'installation d'internet ? Et le contrat d'électricité, la mise en service sera immédiate ? Où est la laverie la plus proche ? Où est ce que je vais faire mes courses ? combien d'allers-retour je vais devoir faire pour déplacer mes affaires ? Mais surtout, est ce que je fais un aller retour à Paris pour faciliter tout ça (récupérer mon matelas, mes ustensiles de cuisine, etc) ?

C'est un peu flou pour l'instant, et je ne vais pas prendre de décision tant que tout n'est pas signé et daté. Mais au cas où cette recherche de logement est terminée alors je retiens qu'il est presque plus facile de trouver en région parisienne qu'ici, et aussi que j'ai découvert des coins de la ville plus ou moins mignons que je ne connaissais pas (en photo, une maison trop mignonne et bien cachée).

En attendant, le coloc est devenu imprévisible : hypocrite parfois (tout sourire) et complètement fermé souvent. En général il est dans l'état d'esprit inverse du mien. 
Caro, que j'ai vue que quelques heures, a eu l'occasion de le croiser avant que je la ramène à son hôtel et sa première remarque a été : "il est schizophrène ou il prend de l'ectasy ?". J'étais un peu surprise mais c'est vrai que ses changements d'humeur peuvent y faire penser. Je suis impatiente de partir... J-12 ?

15/01/2017

Ça chôme pas mal

Toutes ces recherches ont accaparé tout mon temps, si bien que je n'ai toujours pas repris l'écriture depuis un mois et que je n'avance pas non plus dans mes autres projets. Enfin... tout mon temps... c'est surtout mon esprit que ça a pris, parce que je trouve quand même le temps de regarder au moins 2 films par jour (boudu il fait trop froid pour sortir). Ma liste de films à rattraper s'amenuise, et j'en prends plein les yeux. Les films qui m'ont le plus marquée sont :

Chocolat (Omar Sy en clown) : je m'attendais à un navet populaire sur un sujet que je ne supporte pas (le cirque) et finalement ce film m'a touchée.

Mon Roi : Vincent Cassel... Tellement attirant, tellement bon dans ce qu'il fait. Aussi vu récemment dans un film moins transcendant : Un moment d'égarement

Elle (avec Isabelle Huppert) : film dérangeant, imprévisible. J'ai eu du mal à avoir un avis dessus, d'un côté je trouvais ça très bien fait, j'étais happée, me suis identifiée, et d'un autre côté on peut se demander si c'est vraiment une bonne chose de montrer ça et l'impact que ça peut avoir sur le public.
Le film a reçu 2 Golden Globes (cérémonie de récompense américaine) dans la section "film étranger". Ça a finit de me convaincre que ce film est une bonne chose.
Cette semaine j'ai vu un autre film avec Isabelle Huppert, moins bon : Tout de suite maintenant.

Dans les forêts de Sibérie : adaptation du roman, avec comme acteur principal un comédien de sitcom. Alors que je m'attendais à du contemplatif pur, des silences plein de sous-entendus et à l'absence de scénario, au contraire l'acteur est convaincant, le rythme du film est cohérent, et il y a bien un début et une fin à l'histoire.

Suicide Squad : J'ai plutôt aimé. J'ai passé un bon moment. Du coup j'ai été surprise de voir tout l'acharnement négatif que le film a reçu : élu pire film de l'année 2016 et critiques unanimement mauvaises.

Ma Loute : film insensé, dont on ne sait pas non plus si c'est du très bon ou du très mauvais. Il n'empêche que je n'avais pas souris non stop devant un film depuis longtemps. Acteurs aussi incroyables que crédibles et scènes aussi belles que dérangeantes.

Pour que mon père ne croit pas que j'aime tout et n'importe quoi et que je conseille à même hauteur tous ces films, voilà mes recommandations : Elle et Ma loute pour tout le monde et Dans les forêts de Sibérie pour les deux amoureuses de la nature.



A part ça, pour la première fois depuis des années je ne suis pas allée faire les soldes dans tous les centres commerciaux qui m'entourent. Faut croire que Toulouse m'inspire moins en shopping que Paris. J'avais juste prévu de faire le plein de sous-vêtements en ligne, et c'est chose faite.
Le mercredi, sur le trajet pour donner mon cours de maths, je passe à côté du Village des Marques de Nailloux. Professionnellement parlant, c'est un endroit qui va peut-être être stratégique pour moi mais je n'ai jamais pris le temps d'y faire un tour. Là c'était l'occasion, et après y avoir passé 3h, je suis repartie les mains vides mais l'esprit plein d'idées.

Alors qu'on attend des températures très basses ces prochains jours, un coup de fil m'a réchauffé le cœur en ce dimanche matin : ma copine Caro sera à Toulouse 24h pour le boulot à partir de demain.
Je vais donc passer toute l'après midi et la soirée avec elle. Pas le temps de réaliser qu'on se dit "à demain".

Evidence

Lundi dernier, le coloc commençait son nouveau boulot de prof dans un collège. Tellement stressé par son premier jour qu'il n'a pas dormi de la nuit. Alors qu'une personne normale serait restée au lit à compter les moutons, bouquiner, ou au pire se relever pour manger un bout ou boire une tisane, lui a décidé que 2h du matin était la bonne heure pour sortir faire un footing, et puis 4h du matin, la bonne heure pour faire du rangement dans son armoire collée au mur de ma chambre, quand au nombre d'aller-retour aux toilettes, je n'en parle pas.
Ce jour là, j'avais mon rdv tôt le matin au pôle emploi. Mais mon réveil répété n'a pas suffit à me sortir du lit tant j'avais peu dormi. Avec un peu moins d'une heure de retard, j'ai eu la surprise de n'être ni "punie", ni "grondée" (d'expérience, à Paris j'aurais eu un avertissement, une menace de radiation et une leçon d'éducation). Au contraire, mon excuse toute inventée est passée crème, et on m'a proposé un rdv pour la semaine suivante.

Toute la journée, j'ai ressassé cet événement, j'en voulais au coloc, je m'en voulais, j'en voulais à mon réveil. Et le constat était simple : si je reste dans cette colocation, je n'arriverai jamais à avoir un boulot pour lequel je dois me lever régulièrement le matin. Bien motivée à changer, j'ai commencé à regarder les annonces de location pour vivre seule, quitte à payer 200€ de plus de loyer. Une fois les annonces qui demandent un cdi, des garanties dans tous les sens, et qui aguichent avec un 370€ toutes charges comprises alors que dans l'annonce on comprend qu'il faut rajouter 70€ de charges, j'ai fait une petite sélection de 5 annonces qui me plaisaient. Et profitant de l'absence du coloc, je passe les coups de fils aux propriétaires, sur la terrasse.

En revenant dans le salon, je me rends compte que le coloc est rentré du boulot. Je me demande s'il a entendu ma dernière conversation, s'il a compris que je veux partir. Je ne le saurais jamais.
Après une heure de silence mortel entre nous, il demande s'il peut me parler. "J'aimerais que tu partes, humainement ça ne me convient pas, je te laisse le temps de trouver, je ne te mets pas à la porte, mais j'espère honnêtement que tu vas faire ce qu'il faut pour ne plus être là au plus tôt."
Fallait s'y attendre, et pourtant ce "humainement" ne passe pas. C'est lui qui est insupportable humainement, et c'est ce qu'il me reproche. En théorie ça ne changeait rien à mes plans, mais sa façon de le dire m'a déstabilisée pendant plusieurs jours, le temps de réaliser qu'il n'est personne pour moi, et que par extension je n'en ai donc rien à foutre de ce qu'il peut penser de moi.

Depuis je passe donc toutes mes journées à surveiller les annonces, passer des coups de fils, et bizarrement j'ai peu de réponse. J'ai seulement visité un appartement pour une colocation hier. Un homme très gentil, un appart très propre et fonctionnel, mais la présence d'un chien. Dégueulasse le chien, pas le genre mignon. Et évidemment ce n'était pas mentionné dans l'annonce. Ça a finit de me convaincre que la colocation c'est vraiment plus possible pour moi.

Je suis quand même sur 2 pistes qui me plaisent bien : une sous location pour 4 mois dans le plus beau des quartiers de Toulouse, et une location dans un quartier bien côté, à deux rues de chez un ami de mon père. Ce dernier studio serait dispo dans pile un mois, mais le contact me semble être bien passé avec le propriétaire (avec qui j'ai passé 30 minutes à papoter de tout et de rien, étonnant personnage).

Le sujet a pris un certain temps à se laisser écrire ici. Parce que lorsque j'écris ici, les idées se rangent en même temps dans ma tête, et j'avais peur que la solution évidente de rentrer à Paris, à peine revenue, ne me saute au visage. Mais ça va, je suis plutôt sûre de moi maintenant. A suivre !

08/01/2017

Duo à la con



Je sais bien que je n'ai pas le pire colocataire, ni le pire des logements, au contraire. Mais laisse moi me plaindre quand même parce que le retour a été rude !
Le coloc n'était pas là lorsque je suis arrivée exténuée à l'appart. Mais il y avait des petites surprises :

- le salon s'est transformé en bureau, tous les meubles de sa chambre se retrouvent dans le salon. Je sais que son nouveau poste doit lui mettre la pression et qu'il en a sûrement eu ras le bol de bosser non stop dans sa chambre, mais de là à mettre tous ses bouquins de bio dans le salon je me dis que c'est pas très malin à mon égard. C'est comme s'il s'appropriait la salle qui est censée être commune.
- Alors que je lui avais permis de se servir dans mes aliments périssables du frigo, je constate qu'il n'y a pas touché, par contre il a mangé tous mes gâteaux et a fini mon pot de miel.
- Le robinet de l'évier crachote l'eau chaude.
- Le sol des toilettes est inondé.
- Plus de connexion internet du tout. La mort quoi.
- Produit vaisselle fini, emballage vide sur le bord de l'évier, pas de réserve.

A son retour, je me suis apaisée un peu, j'avais oublié qu'il est quand même gentil au fond, juste un peu concon, et il m'a expliqué pour internet (nouvelle box, nouveau wifi) et surtout pour les problèmes d'eau dans l'appart. 
D'après lui, depuis 10 jours il y a une fuite à l'arrivée d'eau de l'appart (dans les toilettes) du coup il faut couper l'eau chaque nuit pour pas que ça lui coûte trop cher "le temps" d'appeler un plombier. D'ailleurs, depuis que je suis partie il a pris l'habitude de couper l'eau la nuit même avant la fuite parce qu'il y avait un bruit régulier d'eau dans les tuyaux qui lui tapait sur le système.
Ma version ? Sachant que ce bruit a toujours été là, à force de couper l'arrivée d'eau la nuit, il a dû perdre le repère pour la rouvrir et il a pris l'habitude d'ouvrir trop le robinet. Du coup ça fuit. CQFD.
Comme à chaque fois qu'il est à la masse et que je trouve la source du problème, je le sens hyper vexé dans son orgueil de mec, je ne lui dis rien cette fois et je le laisse payer un plombier qui se foutera de sa gueule à ma place.

Je me suis couchée tôt, trop épuisée du voyage. J'ai vraiment bien dormi, vraiment, vraiment !
Le lendemain, j'ai compris que le nouvel agencement du salon allait augmenter d'un niveau le manque de convivialité de cette colocation. En effet, lorsqu'il bosse, le coloc fait face au mur, me tourne le dos en permanence, plongé dans ses cours, avec de la musique dans son casque.
Ambiance, ambiance, je suis sortie pour me changer les idées même si c'était pas prévu. Le père noël de Paris m'a offert des chèques kadéos et je me suis mise en tête d'en profiter pour aller m'acheter des livres à la Fnac, chose que je m'accorde que très très rarement (moins d'une fois par an). Cadeau très pratique car il n'a pas pesé lourd dans mon sac de voyage et que cette séance shopping m'a fait vraiment du bien (maladie mentale que je n'ai pas encore guérie). Ma liste de livre à la main, je n'ai trouvé que la moitié. Alors j'ai fini par m'acheter des vêtements...


A mon retour, le coloc avait récupéré notre tapis pour le salon. Repéré il y a 3 mois, il s'est fait désiré depuis, et bien que le coloc l'ait payé, il avait oublié d'aller le chercher jusqu'à ce que je lui rappelle...
Le tapis est cool, ça colore un peu et rend le salon moins déprimant. Par contre on en parle de la petite touche de déco supplémentaire ? Sur la photo ci-dessus, tu vois le petit bol bleu posé sur la table ? Joli hein ? Mais il a mis quoi dedans ? De l'ail ! Non mais sérieusement, il n'a pas de limite ce mec...

Alors que j'étais heureuse de revenir à Toulouse, de ne plus avoir mal nulle part (maux de ventre disparus, sciatique aussi...) j'ai commencé à avoir mal à la tête à l'appart ce samedi soir. Et puis un peu froid. Alors je suis allée checker le chauffage du salon : éteint. Le coloc m'explique qu'il fait trop chaud. Il est en t-shirt manches courtes, je porte deux pulls. Bordel.
Il s'est fait à manger avec une dose d'ail pas possible, et l'odeur imprègne l'appart depuis... J'envisage d'acheter une table basse pour manger dans ma chambre et ne plus en sortir, au moins j'aurais chaud. Seul problème : je ne capte pas le wifi du voisin de ma chambre...
Le plus triste dans tout ça, c'est que la météo annonce une semaine bien plus agréable à Paris qu'ici. 

Assez écrit pour aujourd'hui, pour finir un grand merci au père noël de Paris et encore une petite photo :



06/01/2017

16 jours… euh non, 17 jours à Paris !

Mardi 20 décembre, le coloc me plante alors qu'il s'était à moitié engagé à m'emmener à la gare Matabiau. Pour la première fois je teste un Uber qui me coûte 21€ (ça me paraît abusé vu le temps de trajet, mais pas le choix). Je prends le train tranquille, contente, en forme.

Le soir je retrouve ma famille, ma région, notre maison, les paysages qui m'ont vu grandir, mon lit. Je me sens bien. La première semaine n'a été qu'une suite de petits bonheurs : le tricot devant la cheminée, les parties de Boggle, les discussions en famille, les thés avec ma mère. J'ai pris un verre avec une amie marocaine dans Paris. En retard à cause des bouchons, je l'ai invitée. Mauvaise idée parce que j'avais oublié le prix des verres à Paris...
Et puis j'ai vu une autre amie dans notre bar fétiche. J'ai senti les larmes monter lorsque la femme du mec qui tient le bar m'a reconnue alors que je voulais m'acheter des clopes. Autant les serveurs me connaissent bien au fur et à mesure des années, autant je n'ai jamais parlé avec cette femme. Et elle me regarde, me dit « Oh ça fait longtemps ! Tu es revenue pour voir la famille ? » Étonnant qu'elle devine que je suis partie de la région alors que cela ne fait que 4 mois. « C'est chouette cette période, on revoit tous les jeunes qu'on a vu aller au lycée et qui reviennent ici pour passer les fêtes en famille. » 
Dans le genre « émotions » il y a aussi eu un steak, un pavé de saumon, et puis une baguette qui a vraiment le goût de baguette. J'ai pu me peser, ce qui n'était pas arrivé depuis fin septembre, et alors que je pensais être encore en sous-poids, j'ai eu la bonne surprise d'avoir rattrapé l'écart et même l'avoir dépassé. 

Bref, début du séjour parfait, soirée de noël à 5, efficace comme on les aime. Bien que le repas ait été un moment difficile pour moi... Ça a été le début des ennuis pour le reste de mon séjour : physiquement j'ai enchaîné les petits trucs qui déconnent : maux en tous genre jusqu'à même un début de sciatique, et le cerveau qui perd pied : petites angoisses, petites paniques, besoin de cloper plus que de raison. Je sens que je gère quand même bien mieux ces désagréments par rapport aux années précédentes, mais j'ai été surprise de retrouver ces sensations que je n'avais pas eu depuis plusieurs mois. 
Je ne sais pas si c'est Paris, si c'est la météo (j'ai eu froid vraiment, un peu tous les jours) et mon retour à Toulouse nous donnera peut être la solution. En attendant, il est clair que mon séjour était trop long. Et aussi que j'avais attendu trop longtemps pour revenir. Alors je vais essayer de revenir plus souvent mais qu'un week-end. Ça ne sera pas le même prix, c'est sûr, mais ça aura, je l'espère, moins d'effet négatifs.

Hier j'ai loupé mon train de retour, comme ma mère l'avait prédit. Je me suis réveillée tellement mal dans ma peau et sans avoir vraiment l'envie de partir. Ce matin, après une petite nuit chez mon père, je me suis réveillée dans le même état et comme si ça ne me suffisait pas d'avoir payé un deuxième billet de train et de m'être levée à 5h40, j'ai failli loupé mon train à nouveau ! Ça me fait sourire là, vu que je suis assise tranquille dans le train en direction de Bordeaux, mais sur le chemin pour rejoindre la gare Montparnasse, avec mon sac qui pèse 3 tonnes, et les feux verts qui durent des plombes, je me maudissais. Est ce qu'au fond, inconsciemment, je n'ai pas envie de retourner à Toulouse ? Ou est ce que je suis devenue tellement tranquille sur les horaires à Toulouse que je ne suis plus capable d'être à l'heure quand je suis à Paris ? 
 Mes proches n'ont pas eu l'air de me trouver changée. Et d'ailleurs le seul truc que j'ai remarqué de différent chez moi c'est que je fais la bise à l'envers : joue droite puis gauche. C'est anodin, mais c'est une petite preuve que j'ai réussi à m'adapter au point que certaines particularités toulousaines deviennent des réflexes.

17/12/2016

Il était temps !

Mardi je retourne à Paris, j'ai pris mon billet de train d'aller, sans retour. Pour l'instant ! J'attends un peu déjà parce que le billet de retour est excessivement cher, et aussi parce que quelqu'un va peut-être pouvoir me ramener dans le sud en voiture.

Ça fera exactement 4 mois que je suis à Toulouse. Je n'en reviens pas d'avoir eu le courage de venir, et d'avoir le courage de rester. Je ne regrette pratiquement jamais et je me sens toujours aussi bien. J'ai plein de projets pour les mois à venir, et il me semble que le seul handicap que j'ai ici c'est cette colocation. Il va donc falloir que je gagne ma vie rapidement et avec un montant plus élevé que le smic/chômage, pour pouvoir prendre un appartement seule.

Le coloc a décidé de faire l'ours, il n'est pas très bavard en ce moment. Le genre à profiter de ma présence pour discuter des heures lorsqu'il ne va pas bien, mais à ne pas être très convivial quand ça va dans sa vie.



En début de semaine il a passé une journée entière à l'appart avec moi. Alors que j'écrivais, il a décidé de réviser le programme de maths du lycée pour un concours qu'il aimerait passer. Il s'est installé dos à moi, sur une autre table, a mis ses boules quies, a ouvert de gros livres, a pris quelques notes sur une feuille blanche... Je voyais pas l'intérêt des boules quies vu que je ne faisais pas de bruit, pour comprendre je lui ai demandé si je le gênais (avec les bruits de mon clavier peut-être ?). Sa réponse m'a surprise : "Non ne t'inquiète pas, je mets des boules quies parce que lorsque je répète les phrases dans ma tête, ça résonne, ce qui m'aide à mieux retenir". Ce mec est fou.
Le plus drôle, c'est qu'au bout d'une demie-heure j'ai décidé de me lever pour aller fumer dehors, je suis passé derrière lui, et au lieu de réviser il était en train de draguer sur un site de rencontre. Ce mec n'est pas sérieux.

Depuis mercredi je le croise très peu. Du coup ça fait plusieurs jours que j'écris dans mon coin, je ne sors pas trop parce que le froid me décourage. J'ai déjà pas assez chaud à l'appart...oh wait ! Nan mais il a baissé le thermostat du chauffage ! Ok ok, le duel commence. Je vais devoir vérifier et remettre régulièrement le chauffage au max. Alors qu'il passe 4h par jour dans l'appart, il fait tout en fonction de lui, je me retrouve avec sa vaisselle, son bordel, et même lorsqu'il range ou fait le ménage, je dois finir derrière lui.

La voisine fait des soirées n'importe quel soir jusqu'à n'importe quelle heure. C'est fatiguant, et comme je suis la seule que ça gêne (parce que ma chambre est au dessus de son mini-studio), je me sens seule.

Ma voiture déconne complètement. Je dois attendre quelques minutes avant qu'elle veuille bien démarrer. Et si j'oublie qu'elle ne fonctionne pas bien, et que je n'attends pas, elle ne démarre pas, un cadran "levier de vitesse défaillant" apparaît, et je perds encore plus de temps à attendre qu'elle veuille bien démarrer...

"Il était temps" que je rentre à Paris parce j'ai envie de bouger, sortir, revenir, voir du monde, manger un steak, et surtout voir ma famille. Le seul truc qui m'ennuie, c'est la différence de température avec Toulouse (les minimales surtout)... La logique voudrait que je passe l'été dans le nord, et qu'on me rejoigne pour fêter noël dans le sud. Logique de frileuse !


11/12/2016

Le corps, la maison et l'esprit

LE  CORPS

Point météo : nous sommes le 10 décembre, je n'ai eu froid que deux fois seulement depuis que je suis à Toulouse. Je parle du froid qui fait mal, celui qui immobilise mes mains et qui me coupe le souffle. A Paris, j'aurais été dans cet état depuis mi-novembre, quasiment tous les jours.
J'ai investi dans les gants de la même marque que les chaussettes "les plus chaudes du monde". Et c'est de la folie ce qu'ils sont efficaces (lorsque j'en ai besoin, ce qui est rare).

Il se passe un truc très bizarre sinon. Déjà je ne fais plus de cauchemars, mais comme ça arrive par période ça ne m'affole pas. Non le truc bizarre c'est que je fais des rêves !!!!! C'est la première fois de ma vie que je fais des rêves qui ne sont pas désagréables ! Je découvre la sérénité de se réveiller sans être mal dans mon corps. Bon alors en plus, vlà les sujets de mes rêves : je mange une pizza, je mange de la vache qui rit, je mange un taboulé, je mange des côtes de porc.... le message est clair !

Rajoutons à ça que j'oublie régulièrement de fumer. Hyper bizarre aussi. Je m'en suis rendue compte avec la clope digestive (4 repas par jour = 4 clopes digestives). Je l'oublie. On dirait que les grands changements que je voulais faire dans ma vie en arrivant ici se font tout seuls, sans aucune volonté, petit à petit. Doucement mais sûrement ?




LA  MAISON

D'après plusieurs invités, notre salon est déprimant. Des murs gris, des pans de murs taupe, la cuisine noire, le parquet gris clair, le carrelage jaune pas beau/aubergine... Personnellement, alors que je passe quasiment la totalité de mes journées dedans, je ne me sens pas déprimée, ou oppressée. Ça n'a pas d'impact sur mon moral mais je suis quand même d'avis que c'est moche tout ça, la déco, les couleurs et l'ambiance.

Je me suis dit que ça avait peut être un rapport avec la dépression du coloc qui dure depuis maintenant plus d'un mois (depuis trop longtemps à mon goût) et sachant qu'il a le don pour plomber l'atmosphère avec sa tête de chien battu, j'ai décidé pour mon bien de m'attaquer à la déco du salon.
(déco joyeuse -> coloc moins dépressif -> ambiance plus sereine pour moi)

Alors j'ai commandé un tapis de 3m sur 2, bleu clair et je l'ai fait payé. Ça remplacera la serviette de bain moche qu'il a mise sous la table basse (oui, tu vois la serpillière par terre ? c'est ça.).
Et puis je suis allée achetée une guirlande lumineuse colorée pour accrocher au mur. Truc inutile qui réjouit les simples d'esprit (le pire c'est que ça fonctionne). J'attends d'avoir un peu de liquide pour faire une virée chez Ikea, prendre des coussins colorés pour mettre sur le canapé (et qu'il rembarque dans sa chambre son traversin qu'il laisse là pour rien)(l’espèce de crotte bleu nuit sur les coussins gris du canapé qu'on peut voir dans le coin en bas à droite de la photo suivante).



L'ESPRIT

J'écris plus que jamais. J'ai rassemblé les bouts de mon roman pour les mettre dans un même document. Ça m'a fait bizarre. J'attaque du début jusqu'à la fin. J'arrête d'aller dans tous les sens, je travaille sur une ligne après l'autre et ne passe à la suivante que lorsque je valide définitivement la précédente. Une soixantaine de page A4 pour l'instant (un bouquin d'environ 100 pages).

Je vais voir la psy une fois par semaine, le lundi matin, et alors que je la sentais amorphe en la rencontrant, je suis stupéfaite par notre interaction. Chaque rendez-vous remue, l'air de rien, des trucs lourds. Je dis l'air de rien parce qu'elle me fait parler de trucs légers. On attaque pas du tout mes gros "problèmes". Ce qui est fou c'est qu'elle me fait réaliser à quel point je n'ai vu que des charlatans jusqu'à maintenant. Et quand je pense qu'une séance ne me coûte qu'1€ au lieu des 70€ que prennent les spécialistes à Paris...

01/12/2016

Allers-retours

Décembre, dehors le temps commence à être plus fort que moi le matin et le soir. Il n'empêche que j'arrive encore à apprécier des détails : le ciel étoilé, complètement dégagé, chaque nuit; la vue sur la ville illuminée et chaque matin et les rayons du soleil qui rentrent dans le salon à travers les arbres nus. C'est plus facile maintenant de m'imaginer revenir à Paris pour les fêtes en sachant que je ne quitte pas une météo de rêve ici.

Il est temps de prendre mes billets de train, et alors que le prix du billet aller est une bonne surprise, celui du retour pique. Je surveille tous les jours les tarifs, voir si ça a tendance à baisser ou augmenter, histoire de réserver au meilleur moment et au meilleur prix.

La colocation est arrivée au bout de ma patience et de ma tolérance lundi soir. Je ne pouvais plus dire une phrase sans qu'elle soit mal interprétée. Difficile quand on vit en communauté. J'ai cru atteindre un point de non-retour, tant et si bien que je suis partie à la recherche d'une autre colocation pour m'en aller avant que le coloc ait la possibilité de me dire de partir.

Mardi soir j'ai donc visité une première colocation à 4, dans mon quartier préféré de Toulouse. Les colocataires ont eu l'air d'être vraiment sympas et bien élevés. Par contre l'appartement était pas top et ma future chambre pas mieux, surtout au prix qu'ils en demandaient (100€ de plus et des cautions)...
Mercredi soir, deuxième visite, pour moins cher, dans un quartier pas très sympa, près de Rangueil. Un petit appart moche et mal agencé dans un immeuble gris et froid. Des colocataires dans le genre chômeurs/fumeurs limite aux looks de sdf. Très peu pour moi.

En revenant je me suis rendue compte que j'étais pas si mal où je suis finalement, l'hygiène n'ayant pas l'air au top lors des 2 visites. Donc ça vaut le coup de continuer à prendre sur moi, d'essayer d'améliorer les choses, et de rétablir le dialogue avec le coloc. Comme si l'univers voulait m'aider, ça s'est remis tout seul à bien se passer.
En relisant les derniers articles du blog, je réalise que c'est les montagnes russes l'ambiance de notre colocation. Une semaine avec, une semaine sans, une semaine avec, une semaine sans...
Va falloir travailler à stabiliser tout ça.

Le point noir de la semaine, lié au problème de la gestion de la cuisine dont j'ai parlé dans le précédent article, à peine ai-je baissé le volume de ce que je mange que j'ai perdu du poids. Je dois être constamment vigilante, c'est bizarre. Je ne me suis pas pesée depuis fin septembre, et je vais quand même vérifié qu'il n'y a rien d'alarmant la semaine prochaine chez ma copine parfaite (parce qu'elle est la seule dans la région a avoir un pèse personne on dirait !).

Pour finir, je suis allée donner mon deuxième cours de maths à mon unique élève qui habite au bout du monde, mais cette fois c'était le matin. J'ai bien plus apprécié le trajet que dans le noir, et particulièrement parce qu'on voit par moment les Pyrénées au fond du paysage, avec même des pointes enneigées collées au ciel.


29/11/2016

Colocation, voisinage et hygiène

LA CLASSE

Ma chambre est pile au dessus du studio d'une petite nana de 20 ans qui a pour seule activité de fumer des joints toute la journée en bas de ma fenêtre. Une fois sur deux je ne peux pas aérer ma chambre sous peine de devenir "fumeuse" passive. Si c'était la seule nuisance qu'elle m’infligeait je ne prendrais pas la peine d'en parler, le problème c'est qu'elle a une vie nocturne plutôt mouvementée et moi aussi par procuration. Entre ce qui ressemble à des déplacements de meuble et les discussions agitées avec son mec, elle m'autorise à dormir vers 4h du matin. Réveillé à 9h au plus tard par le coloc qui est plutôt du matin, je me retrouve à faire de trop longues siestes quotidiennes pour récupérer. Bref mes journées n'ont pas du tout la structure que j'aimerais qu'elles aient. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, à 2h30 du matin, j'entends quelqu'un appeler "Elsa" et taper à la porte fenêtre de ma chère voisine. 

Moi : Qu'est ce qu'il se passe ?
Une voix de fille : Excusez moi ! Mais j'essaye juste de rentrer chez moi.
Moi : C'est pas trop l'heure là...

Le lendemain matin, je me dis qu'il faudrait quand même qu'elle sache qu'elle me gâche mes nuits. Au cas où elle ne s'en rendait pas compte. Sachant que le coloc m'avait dit qu'elle était du genre timide et gentille, je me décide à aller frapper chez elle vers 11h histoire d'établir le dialogue. 
Je frappe, elle ouvre, une odeur de joint envahit le couloir, et je vois une petite nana débraillée, genre Mowgli qui me regarde avec les yeux plissés. 
Moi : Bonjour, je suis la voisine du dessus...
Elle : Ah c'est toi la mal-baisée qui m'a fait chier hier ?
Moi : Oulah, je viens parler de façon civilisée là, mais je vois que c'est pas possible !
Elle : Si si on peut parler, mais t'es mal-baisée.
Moi : Non bah c'est bon, merci bien.
Elle : Hier j'ai marché pendant 7h pour rentrer chez moi, j'avais pas les clés, c'est pour ça que je voulais rentrer par la porte fenêtre.
Moi : Les justifications ne changent rien, quoiqu'il se passe dans ta vie, c'est pas me respecter ce que tu fais.
Elle : Mais moi aussi je m'en fous de ta vie.

Je suis tellement surprise que je ne réagis pas. Sur la défensive et carrément en train de dire que c'est moi qui la dérange et non le contraire, je la laisse dans cet état sans essayer de discuter plus. Je me sens impuissante, et elle a le pouvoir... 
Aucun rapport, mais après quelques recherches internet sur elle, je découvre qu'elle est modèle photo (surprenant vu sa taille et sa tête) et que le web regorge de photos d'elle nue auxquelles tout le monde a accès. La classe.

LE NOMBRIL DU COLOC

Dimanche dernier, en me levant le coloc était sorti en laissant un mot sur la table du salon. J'ai cru que c'était pour moi, pour me tenir au courant de ses horaires ou autre chose. Mais non, c'était une lettre à l'attention de son ex, dans laquelle il s'excuse et je ne sais quoi d'autre. A part que je trouve ça très bizarre de laisser ça là tout en sachant que je vais forcément tomber dessus, j'ai décidé de ne pas en parler.



En  fin de semaine, le coloc n'était quasiment pas là à cause de son travail. On ne va pas se mentir, j'ai plutôt kiffé d'être seule à l'appart. Je ne le croisais pas le matin, et à peine rentré du boulot il allait direct dormir, parfois même sans m'adresser un mot (même pas bonjour, on ne change pas).

Et puis vendredi soir, il a décidé qu'il avait envie de discuter, et il me déballe d'un coup que tout va mal, il ne dort pas la nuit, pleure tout le temps, ne mange quasiment plus rien, tellement il pense à son bourreau d'ex-copine. Bref, on s'en fout de sa vie, le fait est que le coloc fait une dépression pour la première fois de sa vie, qu'il parle donc encore plus que d'habitude de lui, son passé, sa vie, ses sentiments, moi je, moi je, moi je. J'ai fait ce que je pouvais pour l'écouter, l'aider, lui remonter le moral, mais il ne m'écoute pas. Il sait tout, il a les solutions, il est victime, il n'y a rien faire que d'attendre et pleurer. De mon côté je pense qu'il est juste narcissique, passif, et con.
Et moi, comme une nulle je me laisse parasiter mes soirées depuis, à le laisser me parler de lui pendant des heures. Alors que j'aurais dû me réfugier dans ma chambre dès le deuxième soir, je reste dans le salon et je subis. 

Le pire est arrivé ce dimanche : alors qu'on était invités chez ses potes en ville, il a insisté pour les faire venir chez nous à la place, sous prétexte qu'on avait le soleil et la nature ici. Au bout d'une heure, alors que l'ambiance était super chouette, on jouait tous les 4 à un jeu de dés, il s'est levé, a dit qu'il avait rendez-vous et il est parti sans excuse ni explication. Je me suis retrouvée seule avec ses 2 potes, hyper gênée du comportement du coloc (alors que je n'en suis absolument pas responsable, on est d'accord). Profitant qu'il soit parti, ils m'ont demandé si ce n'était pas trop dur de vivre avec lui. Il m'ont dit qu'ils avaient remarqué à quel point il est crado et bordélique. Et que pour eux, après avoir fait des dizaines de colocation, ils trouvent que c'est la pire personne avec qui ils ont jamais vécu. Rien que ça.

MR PROPRE

Je suis assez tatillonne sur la propreté. Pas maniaque non plus, mais j'aime pas trop vivre dans la crasse, les couverts gras, les torchons qui puent le pourri et la poussière dans les coins. On dirait presque que j'ai fait exprès de me retrouver à vivre avec le mec le moins propre de la région. Ou que le destin l'a mis sur mon chemin comme une épreuve qui tombe au pire moment. 

J'ai doucement fait remarqué au coloc qu'il fallait changer les choses sinon je n'allais pas tenir. Au delà d'être capable de supporter sa saleté, j'ai besoin de pouvoir manger de la viande sans qu'elle ait le goût des oignons qu'il a fait cuire dans la poêle la veille. C'est une question de survie.
En bon masochiste qu'il est, il m'a demandé s'il je le trouvais crade. Fallait pas me prier, je lui ai dit oui. Il m'a demandé des exemples, je n'ai pas eu à réfléchir longtemps pour lui en sortir une dizaines à la suite. Il s'est senti con.

Le lendemain (hier matin) j'ai eu une très bonne surprise : il a rangé l'appart, mis à laver tous les textiles dont il se sert depuis le mois de juillet (serviettes, chiffons, nappes), a jeté ses éponges pourries, et a même acheté un aspirateur. Je sais bien au fond de moi que c'est temporaire, que ça ne va pas tenir longtemps, que je vais toujours devoir passer derrière lui pour re-nettoyer, mais j'apprécie ses efforts. 

Je ne suis pas pessimiste, juste réaliste et ça s'est vérifié dès ce matin : j'ai voulu prendre mon thé sur la terrasse, et j'ai eu le plaisir de poser les manches de mon manteau sur la table qui était recouverte d'un film gras.
Le coloc : "tu t'es salie ?"
moi : "oui, il y a du gras sur la table, je ne sais pas d'où ça vient"
lui : "ah mais je viens de nettoyer !"

Donc on sait d'où ça vient...